FRIDA

Roman

 

Roman de la passion amoureuse, Frida est un texte très prenant, tant par son style, personnel, ironique et direct, que par l’implication de son auteur.

 

Jeu entre discours intérieur, en italiques, et description minutieuse d’un cheminement personnel, Frida «sonne» juste et frappe fort.

 

Le lecteur y découvrira le chemin difficile qui mène de la «vie toute tracée» à l’accomplissement amoureux, au péril de son équilibre. Plongée en soi-même, ce texte touchera par la justesse de la description du comportement amoureux.

 


Roman 2008 • Bernard Campiche Editeur • 120 pages

ISBN 978-2-88241-207-2 • Prix : CHF 26.50 €


Les amants

Dès les premières lignes, le style intrigue, et puis la force des mots annonce une fièvre amoureuse contagieuse. Une écriture intérieure, ciselée avec finesse, laisse éclater une spontanéité étrangement familière. Ici ce sont les maux d’une femme qui passe des mains de l’amant qui ne l’aime pas à celles de celui qui l’aime, pour tout doucement trouver le chemin vers la sérénité salvatrice. D’une intensité rare, cet écrit couche sur le papier le chagrin et l’espoir d’une femme, de toutes les femmes, dans la mécanique implacable de l’amoureuse.


ZOHRA KARMASS, Edelweiss


Extrait

Avant il y avait nous. Contre tous. Aujourd’hui il y a toi contre moi. Moi contre toi. Toi contre ma mère. Mon frère. Mes amis. Toi contre les chiens parce que ma mère les aime. Moi contre ta mère. Ta soeur. Moi contre ton ex-femme. Moi contre cet enfant que tu as eu avant moi. Moi et ton enfant contre toi aussi, parfois. Moi contre toi et toi contre moi et tu dis que c’est la passion qui continue de nous dévorer et c’est plutôt beau. Moi contre toi qui te crie que nos disputes sont celles d’un vieux couple, pas celles de jeunes amoureux fous. Toi contre moi qui crois que je pense ce que je dis. Toi et moi, l’un contre l’autre. Serrés blottis aimants. Je te hais et je rêve de partir. Je rêve de nos débuts en voulant y retourner. Je rêve même d’y retourner avec un autre. Toujours j’ai pensé que l’amour évolue vers la fin de l’amour. Avec toi moins. Avec toi je sais qu’hier matin je t’aimais follement, qu’hier soir je te détestais, la nuit je te méprisais, le matin déjà moins, cet après-midi je t’adore tendrement, ce soir je te désirerai à nouveau. Jusqu’à tout à l’heure, nous, c’était toi et moi dans tous nos états. Depuis tout à l’heure nous, c’est toi et moi et un petit bébé qui grandit dans mon ventre. Et déjà nos états m’importent moins.


 


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