Maculée conception

Roman

Yechoua vient de naître. Il n’est plus dans le ventre de sa maman. Maryam le maintient contre son sein.

C’est son enfant. Celui de l’homme qu’elle aime.

Pas celui de Joseph. Ni celui de Dieu. Pas non plus le sauveur qu’ils attendent, pas encore. C’est sa chair, sa passion, sa déraison.


Cette naissance est aussi celle de Maryam. Il faut regarder au-delà de l’enfant. Se libérer des parents. Être celle que Yechoua peut suivre. Elle se trouve une nouvelle terre d’accueil, une autre philosophie, un travail auprès des plus démunis.


Bien plus que l’histoire de Maryam, ce roman est celui de toutes celles qui donnent la vie. Il raconte un boulever­sement, la maternité amenant la femme.
Maculée conception affranchit Marie de son statut de sainte, l’incarne en mère et en femme, pour dire la perte de repères qu’engendre la maternité, avant le relèvement et le dépassement de soi.

 

Disponible en e-book.

Roman 2013 • Editions Luce Wilquin • Collection Sméraldine

14 x 20,5 cm, 224 pages.

ISBN 978-2-88253-457-6 • Prix : CHF 27.- € 20.-


Quoi de plus terrible que de casser cette image, l’image d’une sainte et d’en faire une femme. On ressent la maitrise, la connaissance qu’il a fallu avoir pour porter ce roman, s’en tenir à des règles historiques, philosophiques, théologiques. Mélanie CHAPPUIS a réussit, au-delà de la portée religieuse et mystique, à décrire une jeune fille et l’histoire de celle-ci. Une femme qui se révèle humaine et non idole, sainte. UNE FEMME qui n’a qu’une religion : la vie et l’amour de son enfant.


Critique de L'Ivre de Lire,, avril 2014


Les premières lignes

 

Bethléem était envahie par le retour des familles à recenser. Maryam attendait. Joseph était parti chercher une place pour qu’elle accouche au chaud. Une pièce, même petite, même commune, qu’on accepterait de lui louer pour son épouse. Maryam ne voulait pas.
Né à Bethléem, Joseph l’avait quittée très jeune pour la Galilée. Il n’avait personne à qui s’adresser, se rassurait Maryam.
Oh  ! mon Dieu, fais que Joseph revienne bredouille. Je ne veux pas d’un bout de pièce à partager avec d’autres, je veux être seule à mettre au monde notre enfant. Je ne veux partager ce moment avec personne. Il sera bien assez tôt ensuite.
Joseph sonnerait aux portes, parlerait de Maryam et de leur fils à naître. Il ferait tous les efforts du monde pour convaincre, attendrir. Pourvu qu’il n’y arrive pas. Il faisait froid, dirait Joseph, il fallait une pièce à son épouse, au moins un lit, elle s’en sortirait sans sage-femme, elle était forte, sa Maryam, Dieu le savait bien.
Pourvu que personne ne cède, ne se laisse attendrir.

 

 


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